Alors je rejoins NianGoal sur un de mes deux points.
Car il y a bien évidemment plusieurs questions à observer mais je vais davantage me concentrer sur deux thématique centrales dans la société : la liberté et la santé publique.
En soi, ce type de projet d'interdiction est en droit sinon en fait l'une des mesures qu'un gouvernement se doit de prendre pour l'éthique. Penser à ses concitoyens, promulguer une alimentation saine, une certaine hygiène de vie ou encore le bien-être de ses poumons est dans le fond une source de bienfaits futurs. Mais là ou ce type de réforme subit des couacs, c'est dans la forme. Car il y a une réelle incohérence entre l'interdiction de fumer dans les lieux publics et l'argent qui est tiré directement au consommateur vers les caisses de l'Etat. Alors oui, certains diront que cet argent est réinjecté dans des plans de sécurité sociale ou des projets gouvernementaux. Mais il n'a pas lieu d'exister sous ce schéma. Il y a là deux axes : vous n'avez pas le droit de fumer où vous voulez et d'autre part, "fumez plus !" cela rapporte de l'argent. Et quel acte de citoyenneté !
Pour se recentrer précisément sur le débat et par conséquent des "voies publiques", il est nécessaire d'observer que la voie publique c'est probablement le lieu par excellence dans lequel il y a de la vie. Les gens vivent dedans, achètent, se déplacent, y rencontre d'autres personnes. Bref c'est un lieu essentiel au bon fonctionnement de l'individu et de sa vie sociale. Priver quelqu'un d'agir dans une voie publique qui a priori tue plus par son air pollué que la cigarette ne tue de passants, réduirait à penser qu'un troisième contrôle opère sur le même thème de la cigarette.
Il est cependant nécessaire d'observer deux cas : la France et le Japon (par exemple). Au Japon c'est l'inverse, interdiction de fumer sur les voies publics mais autorisation de fumer dans les lieux publics. Une dévalorisation du sens de la liberté ? Pas nécessairement. D'autant plus que malgré le fait que le Japon soit un pays contenant un des plus gros taux de fumeur au monde, la consommation y est nécessaire économiquement.
Alors pour, contre, enjeu des libertés individuelles. "Moui", mais en tout cas ce type de schéma d'interdiction n'est pas ancré dans la société, ne le deviendra certainement pas. Il y a là un fossé séparant possibilités et éthique tout simplement. Car il est tout autant possible d'admettre que fumer n'est pas un mal. Mais ceci serait un autre débat, qui serait j'en suis certain, très passionant.
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