Le livre a encore de belles années devant lui, on voit bien le retour conquérant du vinyle, alors je me dis que rien n'est encore perdu.
L'avantage d'une liseuse est que l'on peut avoir une bonne quantité de livres en un seul média. Pratique lors des voyages par exemple. Mais avec ça, il y a une perdition de la valeur d'un vrai livre. Les livres achetés pour une liseuse coutent très peu cher (ce qui est effectivement une bonne chose pour le lecteur), seulement derrière, l'écrivain recevra une part encore plus maigre que ce qu'il reçoit déjà de base avec un livre papier (sachant que la majeure partie des ventes revient en général à l'éditeur ou encore à la librairie qui vend le livre, voir le lien:
http://editoworld.over-blog.com/pages/Repartition_du_prix_du_livre-3430974.html), et dans ce cas-là, avec des livres à un coût relativement moindre, l'écrivain ne recevra quasiment rien de la vente de son livre.
En librairie comme dans le domaine de la musique, l'auteur ne compte plus beaucoup. Cependant, et de manière contradictoire, les vrais médiums (le vrai CD ou le vrai livre matériels) sont parfois à des prix exorbitants (histoire que les détaillants style FNAC prennent une plus grosse marge sur le prix du livre) , ce qui fait que les gens se tournent naturellement vers le numérique qui est beaucoup plus accessible.
Cependant, comme pour la musique, on aura bientôt droit (si ce n'est pas déjà fait) au téléchargement illégal des livres. Et là, c'est la dévalorisation de tout un métier, de toute une passion.
Alors je ne suis pas profondément contre les liseuses, mais rien ne remplacera un vrai bon bouquin qui sent les vieilles pages maintes fois tournées, abimées, cornées etc... C'est de l'authentique! Peut-être bête de s'accrocher à ça, mais je préfère 100 fois posséder un vrai livre que de l'avoir en version numérique, tout comme je préfère avoir un vrai CD plutot que d'avoir la version mp3, même si je participe à cette mascarade qui leur fait perdre de la valeur.